30 mai 2007
Faisons le point
A quoi sert ce blog ? Je me
pose souvent la question. J’en connais la réponse et je l’ai donné pour aider à
la rédaction d’un article dessus. Si je me repose souvent cette question c’est
surtout pour cacher mon manque d’envie, de temps, d’inspiration pour le
continuer. Preuve en est la parution chaotique de mes billets et les
commentaires sporadiques qui les suivent. Ok, la valeur ne se mesure pas en
nombre ou quantité n’est pas égale à qualité, un précepte que l’on m’a souvent
répété en cours. Mais là, tout de même, je suis proche du néant. Prenons pour
exemple le nombre de billets publiés en 9 mois est à peine plus élevé que ceux
publiés en 5 moins lorsque j’étais en Suède. Je ne vais plus voir mes chères
stats, je n’essaie même plus de les comprendre.
Je ne fais pas bien sûr ça pour
la gloire ou pour une certaine reconnaissance, ça se saurait. Disons que depuis
quelques mois, des choses ont changé. Changement d’état d’esprit, je me suis
mis au boulot, je travaille régulièrement mes cours et en plus je donne des
cours de français, histoire de me faire un peu d’argent de poche. Depuis peu
aussi, je vie plus dans le futur que dans le présent. J’ai des projets en tête,
mes études qui se terminent, un perpétuel questionnement de soi qui reste, je
m’en rends compte, assez superficiel.
Un autre point important est que
l’Allemagne ne m’étonne pas, ou plus, enfin presque plus/pas. Comme je l’ai
déjà dit, je me sens presque chez moi ici, ce qui ne me pousse pas forcément à
rester, bizarrement. Il existe bien entendu des différences avec la France,
mais assez minimes voir insignifiantes à mes yeux. Je n’arrive pas à avoir se
regard d’enfant ou regard critique. Suis-je complètement hermétique ou au
contraire trop imprégner de mon environnement pour déceler ces petites choses
qui me faisait dire « Ah ! Ça il faut que j’en parle ! » ?
Et puis, parler à qui au final ? De quoi ? La vie quotidienne, trop
banal, fait de petit rien qui pullule déjà trop sur les blogs du même genre. Ce
quotidien qui nous assomme, qui nous bouffe de l’intérieur, le cancer de la
spiritualité, de la prise de recul sur nos actes, de la recherche sur soi. Je
vais donc continuer à laisser mourir ce blog, déjà en létargie, continuer à
poster de tout et de rien, si l’envie m’en prend.
20 mai 2007
On est les champions !
Hier après midi, le VFB Stuttgart
est devenu champion d’Allemagne. Comme il faisait beau j’avais décidé d’aller
voir le match avec un voisin à la Schlossplatz car un écran géant avait été
installé pour l’occasion. Je ne m’étais pas encore rendu compte à quel point
les allemands étaient fans de football et à Stuttgart on aime vraiment son équipe.
J’avais oublié que pour ce genre d’évènement il fallait arriver tôt si l’on
voulait voir un morceau de l’écran.

La Schlossplatz. L'écran géant est caché par les arbres
Donc arrivée ½ heure avant le coup d’envoi n’était pas une bonne tactique. Impossible d’approcher la place à moins de 200 mètres. C’était rouge et blanc de monde. Plan B : direction un bar qui retransmet le match. Autant vous dire que l’on n’était pas les seuls à avoir eu cette idée. Tout était complet. Finalement après un petit quart d’heure de marche, on trouve un bar qui avait eu la bonne idée de sortir sa télé et d’en faire profiter le plus grand nombre. Enfin, j’étais tout de même à 20 mètres de l’écran avec le soleil qui tape et qui fait comme un contre jour. En plus, les équipes ont eu la bonne idée de porter un maillot rouge pour l’une et orange pour l’autre. Je n’ai donc pas vu grand-chose de la partie. Au moins je savais quand il y avait un but. L’ambiance était au rendez vous et s’est ce que l’on recherche dans ces moments là.
Ici non plus on ne voyait plus l'écran au coup de sifflet final.
Stuttgart a gagné 2 buts à 1. Toute la ville à fêter ça comme il se doit (apparement on était 200 000). La bière coulait à flots, la Schlossplatz ne désemplissait pas. Tout le monde attendait l’arrivée des joueurs qui n’avait pas l’air d’être pressé de faire le tout de la ville en décapotable. J’ai pris le chemin du retour, fatigué, bourré vers 23h. Je n’aurais pas vu les joueurs mais un concert des « Fantastichen Vier » (le site officiel), un groupe de rap très célèbre, originaire de la ville, comparable au Beastie boys ou à IAM en France, enfin de ce que j’en ai entendu.
13 mai 2007
Grew up and screw up
06 mai 2007
Duel pour le titre
Non, non, je ne vais pas parlé des élections comme la plupart. Ne vous fiez pas à ce titre volontairement déroutant. Une fois n'est pas coutumes, parlons de football.
Hier, je suis allé au Gottlieb-Daimler Stadion pour assisté au match de football entre le VFB Stuttgart et le 1. FSV Mainz 05 (Mayence en français). C’est pas que je sois particulièrement un fan de foot mais dès que je suis arrivé à Stuttgart, je me suis promis d'aller voir un match. Pourquoi ? Pour le stade, immense, pour l’ambiance, pour la Bundesliga. Plus jeune, un peu moins maintenant, je suivais beaucoup les résultats de foot, il m'arrivait même de parier... Aujourd'hui tout ça est fini mais je ne peux m'empêcher de suivre ça du coin de l'oeil tout de même.
Cette année, l’équipe de Stuttgart se bat pour la première
place du championnat. Elle est actuellement 2ème derrière Schalke 04
et juste devant le Werder de Brême. 1 à 2 points séparent le trio de tête. Le
Bayern de Munich, habituellement largement en tête ces dernières années, n’est
que 4ème et pourras difficelement rattraper son retard. Voilà pour
la mise en situation.
Le match d’hier, donc, avait
beaucoup d’enjeu. Mainz est dans les profondeurs du classement ce qui laissait
espérer une victoire. Et ce fut le cas ! 2 à 0 pour Stuttgart !
Malheureusement, Schalke a aussi gagné ce qui ne change rien au classement, même
si le Werder gagne cette après-midi. Les supporters étaient de sortis avec
écharpes, maillots, casquettes et banderoles. Et moi, je me retrouve au milieu,
dans une des seules tribunes où l’on reste debout (la moins chère). Bien
entendu je ne connaissais aucun chant. J’essayais de frapper des mains en
rythme de temps en temps. Le match devient presque secondaire tellement on est
pris dans l’ambiance. 56000 personnes, des tambours, des drapeaux, des Ola. Une
ambiance de fête et de stress aussi pour les supporters. Mon voisin regardait
sans arrêt les nouvelles sur son portable pour connaître les résultats des
autres matchs.
Il n’empêche, cela reste un bon
moment si l’on aime le foot.
01 mai 2007
1er mai
Le 1er Mai tout le monde le sait, du moins en Europe, c'est la fête du travail. Ce jour a toujours été un peu spécial pour moi. Je me souviens petit, je voyais partir mon père en début d'après-midi et le voyais rentrer en début de soirée. Le soir, je regardais les infos à la télé, spécialement le moment lorsqu'ils
montraient les défilés et j'espérais toujours y voir mon père. Ca ne s'est jamais produit. Plus tard, je suis allé avec lui et depuis, tous les ans, c'est comme une sorte de tradition, je fais la marche du 1er mai. L'année dernière, comme l'année d'avant et peut être
comme l'année prochaine, j'étais à Göteborg ce jour là. Aujourd'hui, vers 14h, je me suis rendu au centre ville en espérant y croiser le défilé. Malheureusement, ce dernier ne m'avait pas attendu. Ici, il faut se lever tôt si on veut y participer! J'étais sur une place près de la Schlossplatz, il y avait des tables et des marchands de frites-saucisses installé. Un orchestre jouait de la musique type brésilienne. Le hic, c'est qu'il n'y avait personne. Seulement 2-3 passants faisant une balade et qui avait été attiré par la musique (comme moi d'ailleurs) et quelques autres assis sur les tables finissant leurs
Bratwurts-Pils. Des prospectus appelant à la révolution flottait sur les pavés. Par hasard, je rencontre un voisin qui me dit qu'ici, le défilé commence vers 10-11h et qu'à 13h tout le monde est rentré pour profiter de son jour de congé. De plus que la région du Bade-Wurtemberg est plutôt du genre conservatrice, autant vous dire que les anacho-léninistes et autres descendant de Marx ne courent pas les rues. Bref, deçu d'avoir loupé ça.














